Au travers de leur projet « DEU-FRA-LUX Digital Test Bed » initié depuis fin 2017, les gouvernements luxembourgeois, français et allemand encouragent les constructeurs à tester leurs prototypes sur les routes de la Grande-Région. La zone expérimentale s’étend sur plus de 200 km englobant une partie du Luxembourg, la région messine en France et la Saare allemande.
Les constructeurs ont en effet besoin d’allonger leurs parcours de tests et de diversifier les situations pour améliorer l’intelligence artificielle qui pilote les voitures autonomes de demain.

Ces tests ont pour objectif d’analyser le comportement des véhicules autonomes aussi bien sur autoroutes que sur des routes de campagnes et de ville. Le dépassement d’un véhicule, le freinage ou encore les appels d’urgence automatiques font partie des éléments sensibles à analyser. Cela permet également de tester la communication entre les voitures dans différents pays, laquelle doit être continue d’un pays à l’autre surtout aux changements de frontières.

 

Un appel à manifestation lancé par les Etats

Les Etats souhaitent une collaboration des parties prenantes avec les constructeurs automobiles. Ainsi chercheurs, autorités transfrontalières, collectivités et de manière générale, toute entreprise qui développe des systèmes de transport et de mobilité intelligents sont appelés à se manifester.
L’idée est de faire émerger des solutions connectées performantes et sécurisées, capables de s’adapter aux usagers non connectés et de gérer les données produites par ces véhicules autonomes.

Cet appel à manifestation des gouvernements luxembourgeois, français et allemand s’adresse aux domaines jugés prioritaires comme les solutions de transports intelligents, de fluidification du trafic transfrontalier et de la gestion des données des véhicules autonomes. Les impacts écologiques sont également jugés prioritaires.

 

Et la sécurité dans tout ça ?

Ces tests in situ posent la question de la sécurité. Les deux accidents mortels survenus aux Etats-Unis raisonnent encore et rappellent que les voitures autonomes sont encore au stade de développement. Les Etats ouvrent la voie des tests mais charge aux constructeurs et sociétés détentrices de ces technologies de définir des protocoles pour assurer la sécurité, notamment envers les usagers et voitures non connectées.