Le 1er décembre dernier, Toyota présentait au Luxembourg ses deux nouveaux modèles Lexus en avant-première: le full hybride NX350h (244 ch, à partir de 127 gr de CO2), et l’hybride rechargeable NX450h+ (306 ch, pour 20 à 26 grammes de CO2), d’une autonomie électrique allant jusqu’à 98 km (selon la norme WLTP) et d’une consommation de +/- 1 l/100 km.

Le constructeur japonais dévoilait aussi sa Yaris Cross, un SUV dans le segment compact doté de la transmission hybride de 4ème génération.

Avec ces trois véhicules, le groupe compte convaincre les particuliers, mais aussi les gestionnaires de flotte et les loueurs luxembourgeois. Pour Stef Holemans, son Head of Business Sales en effet, « Toyota y reste assez prisé par les particuliers, mais peu par les sociétés ; tandis que la marque Lexus y est encore peu connue », face aux Volkswagen, Audi, Mercedes, Porsche et autres Volvo.

 

Stratégie en 4 piliers

« Au Luxembourg, la fiscalité n’est pas un critère de choix pour l’obtention d’une grosse cylindrée de société, car elle est prise en charge par l’employeur, contrairement à la Belgique, » explique ce dernier.

 

Fort de ces constats, Toyota compte s’implanter plus avant sur le marché du Grand-Duché, en s’appuyant ces quatre piliers de stratégie, dont l’expérience client : « Notre satisfaction client est très bonne en Belgique, nous sommes dans le top 5 des marques ; ce qui a été moins le cas au Luxembourg, » explique le responsable. « Nous allons continuer à attirer et surtout à garder nos clients ». Le groupe proposera désormais ses véhicules Lexus à l’essai, à la disposition de ces (futurs) clients.

L’électrification ensuite  : « Nous voulons être leader dans ce domaine, et continuer à asseoir nos marques dans les quatre motorisations : hybrides pur, plug-in hybrides, plug-in électriques (PEV) et hydrogène ».

Troisième pilier : la mobilité pour tous : « Nous voulons offrir la mobilité à tout le monde, et pas uniquement automobile ; à travers notamment des solutions comme les chaises roulantes électriques, en passant par les steps électriques, » détaille M. Holemans, qui rappelle que Toyota sponsorise dans ce domaine les Jeux Olympiques et Paralympiques.

Toujours dans ce segment de métier, Toyota a lancé Kinto, des solutions centrées sur les mobilités actuelles et futures, incluant le leasing opérationnel (Kinto One), Kinto Share (car sharing), ou encore Kinto Flex (contrat de leasing opérationnel flexible de courte durée). Lancés en Belgique, ces services devraient être prochainement offerts au Luxembourg.

Dernier pilier, le « corporate leadership » : « Nous voulons être leader en termes de responsabilité sociétale : au niveau des émissions de CO2, qu’ils s’agisse de production, d’usage ou de fin de vie des véhicules, » insiste le Head of Business Sales. « Nous visons la neutralité carbone dans toutes les phases de production pour 2030, au plus tard 2050 ».

 

Les flottes et loueurs ciblés

Sur le terrain, le groupe a depuis quelques années revue sa cible de clients – autrefois privée – pour viser également le marché des gestionnaires de flotte et des loueurs.

Au niveau opérationnel, il opère ainsi une quarantaine de centres d’affaires en Belgique.

Au Grand-Duché, il compte également un « business center » géré par Car Avenue, qui a repris la concession de Bertrange il y a un an. Patrick Ribeiro, Conseiller Commercial Fleet Toyota-Lexus depuis juillet 2021, est en charge de la clientèle professionnelle.

« Nous avons un responsable fleet dans chacune de ces concessions, » assure Stef Holemans. « Le Luxembourg est une communauté où tout le monde se connaît ; nous devons donc nous faire connaître ».

Dans cette optique, Henry Watel, Hydrogen Fleet Expert & Manager Business Development Toyota-Lexus devrait rejoindre M. Ribeiro, en tant que business developer, pour prendre en charge le segment des grands comptes.

Le groupe envisage enfin de proposer des services de locations de véhicules.