JLV : Monsieur Juvan, comment se présente votre parc ?

PJ : Notre parc se compose d’une quarantaine de véhicules, plus exactement de 30 utilitaires et d’une dizaine de voitures. La partie voitures que nous nommons en interne « véhicules administratifs » est mise à disposition de la Direction, des commerciaux mais également du « pool » ou véhicules utilisables en fonction des besoins.

JLV : Comment procédez-vous pour l’acquisition de vos véhicules ?

PJ : La méthode d’acquisition passe par un « Tender » européen. La conséquence de cette approche est que nous ne choisissons pas nos véhicules utilitaires. Ces appels d’offres ont lieu tous les 3 ou 5 ans et donc un type de véhicules est choisi centralement. Ensuite, chaque pays européen a l’opportunité de se fournir auprès de cette centrale d’achats.

JLV : En termes de méthode de financement, centralisez-vous également cette dernière ?

PJ : Non, si nous sommes tenus de respecter le choix du modèle de véhicule et du fournisseur, en revanche, la méthode d’acquisition est propre au pays. A titre d’exemple, nous avions opté pour l’achat sur fonds propres de nos véhicules jusqu’en 2008. Ensuite, nous avons fait le choix du leasing opérationnel afin de simplifier le processus mais également pour des raisons financières. Je m’explique, quand vous êtes à l’achat, vous n’êtes pas obligé de payer à l’avance vos interventions techniques. Dans le cas du leasing opérationnel, chaque mois vous payez l’intervention future budgétée dans l’offre.

JLV : Comment fonctionne votre analyse des coûts liés à votre parc de véhicules ?

PJ : Nous disposons au sein de l’enseigne et au niveau international d’un support qui va nous aider à faire des choix bien précis en termes de durée de contrat mais également de kilométrages contractuels. Cette technique nous permet de ne pas partir dans l’inconnu et nous donne dès le départ les bons paramètres.

JLV : Quelle est votre position en termes d’environnement ?

PJ : nous sommes précurseurs dans le domaine puisque nous nous sommes engagés à réduire notre empreinte carbone. Nous sommes bien évidemment attentifs aux solutions proposées sur le marché et permettant l’utilisation d’énergies alternatives. Notons que nous testions également la formule CNG (gaz compressé). Pour les mêmes raisons, nous travaillons sur l’aspect logistique permettant d’éviter les va-et-vient inutiles et ainsi organiser au mieux les itinéraires empruntés par nos véhicules.

JLV : Votre parc « voitures administratives » est-il concerné par les critères environnementaux ?

PJ : Oui, nous limitons volontairement le choix des grosses motorisations afin de rester respectueux de l’environnement. La fonction « Start & Stop » doit impérativement équiper ces véhicules.

JLV : Quelle place accordez-vous à la sécurité ?

PJ : Le contrôle de la sinistralité est important pour nous. Nous disposons d’un cycle de formations. Quand un conducteur, qui en moyenne parcourt 40 000 à 50 000kms par an, rencontre des problèmes, il sera automatiquement prioritaire en termes de formation sécurité. L’objectif de ces formations est clairement d’apporter un peu de sérénité et de réflexion en ce qui concerne la sécurité mais également de la conduite responsable sur le plan économique et écologique.

JLV : Comment voyez-vous le futur de votre parc ?

PJ : Nous sommes tenus par les choix proposés par les constructeurs mais espérons un jour pouvoir aller vers la mobilité alternative que ce soit hybride ou autre.