En effet, les nouveautés foisonnent: une nouvelle plateforme, des dimensions extérieures plus compactes, davantage d’habitabilité, une architecture intérieure bouleversée, un apport de techniques avancées émanant des Renault de gammes plus élevées, des systèmes d’aide à la conduite en nombre plus important et encore plus de connectivité, des fonctions de conduite semi-autonomes et l’apparition surprenante (pour Renault) d’une version hybride.

Alors que la nouvelle Peugeot 208 et l’ Opel Corsa disposent d’une chaîne cinématique purement électrique, Renault – une marque pionnière dans le développement et la commercialisation de véhicules électriques – ne propose pas de variante électrique sur la nouvelle Clio. En tout cas, pas dans l’immédiat. Ce n’est pas incompréhensible. Sur le segment B, le constructeur français joue en effet déjà depuis longtemps la carte du 100% électrique et est pionnier en la matière notamment avec la Zoë. Il est plus surprenant cependant qu’un constructeur, qui a longtemps douté de la valeur ajoutée de l’hybride, va subitement assembler une Clio partiellement électrifiée.

Clio E-Tech

Cette Clio E-Tech fera son apparition sur le marché début 2020 et marque l’entrée de Renault dans la technologie hybride. Renault, qui avec Nissan et – ne l’oublions pas – le pionnier de l’hybride Mitsubishi – dispose désormais de suffisamment d’expertise en matière de motorisations électriques et partiellement électriques. Renault a même développé pour la Clio E-Tech sa propre et unique chaîne cinématique hybride. Celle-ci se compose d’un moteur essence de 1,6-litre de la dernière génération. Un moteur thermique interne (ICE)  qui est associé à une transmission spécifiquement développée pour E-Tech. Le soutien électrique est fourni par deux e-moteurs, qui puisent leur énergie dans une batterie dont la capacité s’élève à 1,2 kWh.

Plus compacte et plus spacieuse pourtant

Une grille, des pare-chocs et des projecteurs avant dans le style des modèles Renault plus grands et mordernisés récemment. Ce sont là, et à condition d’être observateurs, les nouveautés extérieures majeures apportées au design. Ce qui a aussi changé par rapport aux Clio précédentes, ce sont les poignées de porte intégrées dans les portières arrières ainsi que les feux avant Full-LED.

La Clio est plus courte (14 mm) et plus basse (30 mm). La nouvelle Clio a donc un peu été raccourcie mais cela ne se ressent pas à l’intérieur du véhicule. Elle est plus compacte et offre cependant plus d’habitabilité. Cela semble contradictoire mais dans le cas de la nouvelle Clio ce ne l’est pas. Grâce en partie à la nouvelle plateforme que le Groupe Renault met pour la première fois en oeuvre. 

Common Model Family-B platform

La nouvelle Clio est le premier modèle qui repose sur la nouvelle plateforme modulaire CMF-B développée au Technocentre Guyancourt. Elle remplacera, à très court terme, 3 anciennes plateformes utilisées par Renault et Nissan. Basé sur un design modulaire commun et sur un échange de composants (adaptables) communs, ce châssis s’adpate facilement à une utilisation sur différents modèles et pour des applications techniques diverses. D’ici à 2022, 4,6 millions de véhicules – y compris cette nouvelle Clio – seront assemblés sur cette plateforme dans 15 usines de l’alliance Renault. Les autres modèles du segment B qui utiliseront cette plateforme sont notamment la Renault Capture, la nouvelle Nissan Juke, la Dacia Sandero (III) et la Logan. La future Nissan Micra et la Mitsubishi ASX (4èmegénération) se verront également dotées d’une plateforme CMF-B. 

Easy Drive

L’architecture électronique et électrique de la plateforme CMF-B va permettre à tous ces modèles –y compris la Clio –  de doter la voiture des technologies les plus récentes au niveau des systèmes d’aide à la conduite. La nouvelle Clio estainsi dotée d’une caméra avant, d’un radar  et d’un assistant trafic et autoroute qui permettent-techniquement-la conduite autonome (niveau 2). La plateforme modulaire tient d’ailleurs également compte de la possibilité d’électrifier les véhicules, comme  – sur la Clio –  l’installation d’une chaîne cinématique hybride E-Techt. 

Le système d’aide à la conduite Easy Drive dans la Clio, cela signifie une assistance pendant la conduite, les manoeuvres de stationnement et une sécurité accrue. Nouveaux itemx dans la Clio, la caméra 360° et l’aide au freinage actif avec détection des cyclistes et des piétons, une première sur la gamme Renault. Avec l’assistant trafic et autoroute, la Clio fait un pas – et est la première à la faire sur ce segment de marché- supplémentaire en direction de la conduite semi-autonome.

Ecran vertical

Une nouvelle plateforme et un habitacle totalement neuf – en particulier – l’instrumentation digitale et l’écran vertical placé dans le centre de la planche de bord. En fonction de la version, cet écran affiche une largeur de 7 ou 10 pouces et est orienté vers le conducteur. 

Le volume du coffre atteint 391 litres et l’espace de rangement total s’élève à 26 litres, répartis sur plusieurs espaces de rangement. L’accès au coffre a été élargi sur toute la hauteur pour faciliter le chargement d’objets larges et cubiques . Dans le coffre, il y a un double plancher qui demeure plane, même quand les sièges arrière sont rabattus. Notons également que le système audio premium de BOSE à été entièrement intégré sous le plancher du coffre et ne pénalise donc pas le volume de chargement. 

Easy Connect

Renault Easy Connect, y compris les fonctions multimedia les plus récentes de Renault Easy Link et de l’application My Renault. La Clio bénéficie ainsi aussi d’une série d’apps, de plateformes et de services connectés. Via Renault Easy Connect, la Clio s’adapte à chaque utilisateur et élargit progressivement sa palette de services multimedia. La Clio propose le choix entre trois versions Apple CarPlay compatibles: Un écran 7” , un écran 7” avec navigation intégrée, et, enfin, un écran 9,3“ avec navigation intégrée.  

Le premier choix pour les flottes: le moteur 1.5 dCi

Dans un premier temps, Renault propose des moteurs essence 1.0 et 1.3 litre dont les puissances varient entre 75 et 130 ch. Deux variantes diesel basées sur l’excellentissime 1.5 l diesel aussi: le Blue dCi 85 et 115. Ces moteurs diesel – combinés à des boîtes à six rapports -sont adaptés à un usage intensif, ce qui les rend très attractifs pour les flottes. Le bloc 1.5 l diesel a en tout cas (une fois encore) été optimalisé  pour répondre à la perfection aux normes environnementales les plus récentes. Ceci avec l’intégration d’un catalysateur SCR (Selective Catalytic Reduction) pour réduire (encore davantage) les émissions de Nox. 

Plus précis

Le trois cylindres 1.0 TCe de 100 ch et un couple de 160 Nm est associé à une boîte manuelle à 5 rapports mais pourra être équipé d’une boîte automatique X-Ttronic. Le TCe 130 de 130 ch et un couple de 240 Nm est disponible en association avec la boîte EDC à “double embrayage”. En l’absence de diesels, nous avons été forcés pendant la présentation de piloter essentiellement le TCe 130 (essence). 

La plateforme CMF-B a – à notre avis – rendu la Clio plus agréable à conduire. Sa conduite est plus précise qu’avec l’ancienne base technique. Elle a tendance à s’incliner légèrement dans les virages rapides mais se contrôle très bien. La suspension est un peu plus dure, mais n’en est pas moins confortable pour autant. 

Econome? Oui, mais…

Et quid de l’ardeur au travail, du plaisir de conduite et du confort sonore du moteur essence de 130 ch? Rien à redire si ce n’est des louanges. La consommation de carburant s’est approchée des 6 litres et même au-delà. En ménageant la monture et en parcourant une grande partie de l’essai sur autoroute. En soi, cette consommation de carburant de 6,0 litres est raisonnable. Et nous nous devons d’attirer l’attention des personnes soucieuses d’améliorer notre planète et des opposants au diesel: nous roulons en effet souvent avec des moteurs diesel 2.0 litres modernes (et comptant davantage de chevaux), qui pèsent jusqu’à 500 kg de plus que la Clio,par exxemple, et qui se contentent pourtant d’une consommation de 5 litres. Ceci après que ces moteurs ont obtenu des scores environnementaux aux tests WLTP et RDE largement meilleurs que certains moteurs à essence modernes. Enfin, une remarque encore sur la transmission EDC. Elle ne réagit pas très vitre au démarrage. Ce problème apparaît de plus en plus souvent. Et pas uniquement chez Renault évidemment, les voitures allemandes à double embrayage n’y échappent pas non plus. Techniquement, ce problème peut être résolu en adaptant la gestion (logiciel) du moteur et de la transmission. Et pourquoi cela ne se fait dès lors pas? Il faut poser la question aux ingénieurs qui doivent veiller à ce que les normes de consommation et d’émissions lors des tests WLTP/RDE ne soient pas franchies.