Le nouveau L200 surprend d’entrée de jeu par son look athlétique. Le modèle sortant était encore caractérisé par sa face avant arrondie et son look un peu frêle. Le nouveau venu en impose bien davantage. Le capot moteur et les phares avant ont été rehaussés et les designers ont intégré deux crosses chromées dans la face avant baptisé ‘Dynamic Shield’ par Mitsubishi. Le capot moteur surélevé n’est pas uniquement dicté par des considérations stylistiques. Il permet aussi de mieux estimer les extrémités de la carrosserie. Quant aux phares avant, ils sont ainsi mieux protégés contres les dégâts. La cabine proprement dite est identique à celle du modèle sortant. La benne a bénéficié d’un nouveau design qui est davantage en harmonie avec la cabine. Tant l’avant que l’arrière du véhicule sont équipés de feux LED et les roues font 18 pouces.

Deux versions

A gauche, la double cabine, à droite, la cabine Club.

Le L200 est disponible en deux versions de carrosseries dotées d’un empattement identique de 3 mètres. Le modèle d’entrée de gamme est le Club Cab avec une cabine courte et 2 sièges à l’arrière. Les places arrière disposent d’un espace limité aux jambes et ont littéralement une position dorsale verticale. Ces places sont disponibles via 2 “demi” portes qui s’ouvrent dans le sens contraire de la marque et qui ne peuvent s’ouvrir que lorsque les portes avant sont déjà ouvertes. Grâce à sa cabine courte, le Club Cab a un seuil de chargement long de 1,85 m. Le modèle le plus important sera sans conteste le Double Cab avec ses 5 places, une cabine allongée, 4 portes conventionnelles et un seuil de chargement d’une largeur de 1,52 mètres.

Les deux versions ont un volume de chargement de 1 tonne. La capacité de traction du Double Cab peut aller jusqu’à 3,1 tonnes. Pour le Club Cab, elle est de 3 tonnes.


Les petits strapontins sont accessibles via deux ‘demi’ portes qui s’ouvrent dans le sens inverse de la circulation et qui ne peuvent s’ouvrir que lorsque les portières avant sont également ouvertes.

Châssis en échelle

La construction du L200 est classique avec un châssis en échelle qui a été renforcé sur ce deuxième opus. A l’avant, le constructeur a opté pour une suspension des roues indépendante avec des ressorts hélicoïdaux et une barre stabilisatrice. A l’arrière, la configuration est simple et se compose d’un essieu rigide et de deux sets de lames qui compte chacun six lames au lieu de cinq précédemment. Mitsubishi a consciemment opté pour la suspension à lames qui assure, selon le constructeur, une meilleur torsion. L’inconvénient est que le L200 réagit de façon très sautillante sur les routes inégales et offre moins de confort que les ressorts hélicoïdaux. L’essieu arrière aussi peut parfois réagir de façon surprenante sur des revêtements routiers irréguliers ou dans les virages.

Evolution

Sous le capot, toutes les versions du L200 abritent un moteur turbodiesel de 2,2 litres. Il s’agit d’une version évoluée sur un plan technique du bloc diesel qui anime déjà le Outlander. Sur papier, ce moteur fait impression: seize soupapes, commande des soupapes variable et il est bien sûr conforme à Euro6d Temp avec l’ajout de Adblue. Ce quatre cylindres développe 150 ch et un couple de 400 Nm à partir de 1750 tr/min. Dans la pratique, il est cependant un peu léthargique en-dessous des 1500 tr/min. Il faut patienter jusqu’à ce que le turbo sonne la charge. C’est un inconvénient quand le véhicule est chargé et sur un parcours vallonné où il faut nécessairement rétrograder. La boîte manuelle à six rapport avec ses rapports longs dégage une impression trop mécanique. Il s’agit donc pour le conducteur de ‘travailler’. La boîte automatique à six rapports, proposée en option uniquement sur la Double Cabine, assure une conduite plus souple mais la boîte se montre parfois hésitante dans les côtes ou en cas d’accélérations brutales.

4X4

Mitsubishi a une longue et riche expérience dans le domaine des transmissions 4×4. La première voiture à traction intégrale signée Mitsubishi date en effet de la fin des années trente. L’excellente réputation acquise par le constructeur dans ce domaine s’est encore renforcée avec l’apparition du Parejo à partir des années septante. La transmission 4×4 est enclenchable sur toutes les versions du L200 et offre pas mal de combinaisons possibles. Sur les routes classiques, le conducteur optera normalement pour la propulsion. Un bouton de sélection permet de passer en mode traction intégrale avec des rapports longs normaux. Le mode 4X4 est aussi disponible avec un blocage de différentiel central. Et, enfin, il y a encore le 4×4 avec des vitesses rampantes. Dans cette position, le conducteur peut aussi choisir de bloquer le différentiel arrière via un bouton. Un autre bouton permet de choisir entre quatre modes de conduite: ‘graviers’, ‘neige/boue’, ‘sable’ et ‘roches’. Armé de ces atouts, ce L200 est un véritable tout terrain. La puissance du moteur à bas régimes est assez limitée, ce qui est un inconvénient. Sur terrain difficile, ce déficit peut quelque peu être compensé avec les vitesses rampantes. La conduite sur terrain réellement difficile est facilitée par une caméra avant et une vision 360° qui permet au conducteur de mieux maîtriser le L200.

Equipement

L’arsenal sécuritaire du L200 est bien fourni. Pointons notamment: la fonction Hill Descent Control qui limite automatiquement la vitesse si le véhicule est engagé dans une descente sur terrain glissant, la détection angle mort, l’assistant de changement de voie, une fonction d’alerte de la présence d’un véhicule à la sortie d’une place de stationnement, le contrôle de traction, l’assistance au démarrage en côté et le Trailer Assist qui assure la stabilité en cas de remorquage d’une remorque. En résumé, Mitsubishi n’a pas hésité à faire le maximum pour doter un véhicule de cette catégorie d’un arsenal sécuritaire très complet. Mitsubishi a prévu pas mal d’accessoires comme un hardtop et des crochets d’attelage. Notre consommation? En mode boîte manuelle, nous avons réalisé 8,9 l/km sachant que le parcours prévoyait une bonne portion d’offroad.