Au mois de juin de cette année, 4.648 nouvelles immatriculations ont été enregistrées, le nombre le plus élevé depuis février. De ce point de vue, le secteur s’en est relativement bien sorti en juin, avec une baisse de 10,6 % par rapport à l’année précédente (5.199 véhicules).

Mais ces chiffres doivent être traités avec prudence.

Pendant la crise sanitaire, en raison des goulots d’étranglement dans la livraison des véhicules commandés, entre autres après le Autofestival de janvier, un grand nombre de véhicules se sont accumulés. Leur livraison est maintenant à nouveau stimulée et les concessionnaires automobiles tentent de rattraper le retard. Cela se reflète dans ces chiffres d’enregistrement relativement positifs.

En tout état de cause, il convient de noter que les apparences sont trompeuses, car l’immatriculation n’est pas la même chose que la vente. Ces chiffres ne permettent nullement de conclure que les chiffres de vente actuels sont également au même niveau qu’avant la crise.

En raison de la fermeture par le gouvernement des showrooms pendant près de deux mois (du 16 mars au 11 mai), les ventes se sont complètement effondrées et rares ont été les véhicules livrés et enregistrés.

Les mois de mars, avril et mai, ont été fortement marqués par la crise, avec seulement 2.798, 1.192 respectivement 3.041 véhicules immatriculés pour chacun des mois concernés.

Au cours des six premiers mois de l’année, seuls 20.793 nouvelles immatriculations ont ainsi été effectuées. Par rapport à l’année dernière (31.123 enregistrements), cela représente une diminution de 33,2 % pour la période comparable.

Si la tendance reste inchangée, il manquera environ 18.000 voitures d’ici la fin de l’année, ce qui, avec une valeur moyenne de 30.000 euros, représente une perte financière pour le secteur de plus d’un demi-milliard d’euros.

Au niveau ressources humaines, cela risquera d’impacter non seulement le personnel de vente des concessions automobiles, mais aussi les employés des ateliers, des carrosseries et d’autres fournisseurs.

La FEDAMO continue donc à exiger une aide et un soutien cohérents tout au long de l’année de la part de l’État afin de maintenir les 5.000 emplois de l’ensemble du secteur automobile au Luxembourg.

La production pour l’ensemble des marques a repris et la livraison vers les concessions se fait dans les délais habituels. De nombreuses marques offrent pour l’instant des conditions particulièrement avantageuses pour les clients qui souhaitent investir dans leur mobilité individuelle.

Le secteur automobile reste néanmoins convaincu de la qualité de ses entreprises et de ses produits et de l’attrait de la mobilité individuelle qui restera le noyau de toute politique de mobilité des années à venir.

Communiqué de presse de la FEDAMO