Une grave pénurie de composants électroniques touche les constructeurs, annonce la FEBIAC. Selon elle, « ce problème conjoncturel lié en partie à la pandémie, conduira à une perte de volume en 2021 pour le secteur automobile luxembourgeois, en attendant un retour à la normale en 2022 ».

Pour Marc Devillet, le CEO d’Autopolis (13 marques proposées), des stratégies d’adaptation existent toutefois.

Comment vos marques se préparent-elles à cette éventualité ?

“C’est un peu compliqué. Davantage pour certaines marques que pour d’autres. Mais elles cherchent déjà des solutions techniques pour continuer à produire. Avec Volvo, Fiat et Hyundai, je ne vois actuellement pas trop de problèmes. Mais comme la Mokka d’Opel est très demandée par exemple, on risque donc une pénurie.

Nous travaillons cependant avec beaucoup de stock, ce qui nous permet une inertie sur le marché. Mais les délais deviennent de plus en plus long, de 3 à 6 mois dans certains cas. Donc, il y a un problème.”

 

Comment gérez-vous les retards des livraisons sur les ventes conclues durant l’Autofestival ?

“Nous restons très ouverts. Soit le client peut louer un véhicule à tarif préférentiel en attendant sa livraison ; soit, en remplacement, nous proposerons des occasions ou alors des véhicules neufs de stock. En général, les clients sont assez patients et comprennent très bien la situation.

Le groupe VanMossel – numéro 1 au Benelux, et auquel nous appartenons – a une stratégie très précise d’achats de véhicules, avec des acheteurs professionnels qui s’approvisionnent partout en Europe. Ce qui nous permet de présenter en permanence une large gamme de véhicules propres et bien équipés. ”

 

Comment voyez-vous les prochains trimestres ?

“La période sera très compliquée. Mais c’est à nous en tant que concessionnaires de trouver et de proposer des solutions. La capacité d’un dealer, c’est aussi d’acheter ses produits sur le marché avant les autres.

Soyons donc créatifs, agiles, flexibles et inventifs ! En offrant des alternatives de mobilité, momentanées et à plus long terme. En fonction du client et de ses problématiques, je veux que mes équipes trouvent des solutions. Nous en parlons tous les jours, car nous n’allons pas laisser un client sur le carreau.”