Guido Savi de FEBIAC Luxembourg, nous livre sa vision de l’évolution de l’écosystème de la mobilité.

L’avenir de la mobilité ne reposera pas sur des initiatives isolées mais sur le développement de plateformes digitales intégrées.

Nous assistons à une évolution du mode d’acquisition de la voiture, avec un consommateur qui est davantage attiré par une approche locative (financement flexible, leasing pour particuliers) et est demandeur d’une offre packagée qui inclut une série de services. Le défis du secteur de la distribution automobile sera de s’adapter à cette évolution qui implique un changement au niveau de l’interaction avec le consommateur et de produire une expérience client qui répond aux attentes actuelles du client. Nous évoluons de la vente d’un produit vers la vente de services (Mobility as a service).

Au centre de l’écosystème de la mobilité, nous trouvons les plateformes digitales développées par les constructeurs automobiles ou des acteurs privés.  Le déploiement de la connectivité permet d’alimenter ces plateformes d’une multitude de données. Un véhicule moderne comprend plus de 800 capteurs qui diffusent une série de données relatives à l’état technique du véhicule, à la sécurité routière, au comportement du conducteur et à la mobilité.

Ces plateformes permettent d’intégrer l’ensemble des acteurs de la mobilité : gestion du trafic, autopartage, covoiturage, optimisation du trajet, réseau de bornes de recharge, transports en commun, parkings, maintenance prévisionnelle, infotainment, services divers, etc. Citons les exemples des plateformes Mercedes-me de Daimler-Benz, Free2Moove du groupe PSA et Next 100 de BMW. Nous ne parlons pas du futur mais d’une réalité actuelle. 98% des clients de Mercedes ouvrent un compte sur la plateforme Mercedes-me et utilisent plusieurs services.

Les autorités européennes ont été sollicitées pour ouvrir l’accès aux données des sociétés de transport en commun publiques ou privés afin de les intégrer dans cet écosystème.

Cette évolution de la mobilité, voit également émerger des sociétés expertes dans la gestion et le traitement des données de la mobilité, telle que par exemple la société luxembourgeoise Motion-s qui est devenu une référence au niveau international.

En conclusion, l’avenir des acteurs de la mobilité ne consistera pas à promouvoir leurs services isolément mais à développer leur capacité à s’intégrer dans ces plateformes.

Communiqué de presse de FEBIAC Luxembourg