Un exotisme qui a quelques avantages. Premièrement, vous retrouverez immédiatement votre voiture parmi les Audi, BMW et Volvo de vos collègues. Deuxièmement, la voiture sera une excellente approche pour entamer une discussion lorsque votre client sera étonné par votre choix. Et troisièmement, vous aurez vraiment l’impression de conduire quelque chose de différent ; avec ses bons et ses moins bons aspects.

 

 

Écrin soigné

 

Parmi les bons côtés, il y a indéniablement la ligne de la berline japonaise. Sculptée, travaillée, elle affiche un dynamisme visuel de bon ton, même si quelques éléments et détails la surchargent un peu. Il en est de même à bord. L’ambiance est résolument luxueuse et la qualité est excellente, tant en ce qui concerne les matériaux que leurs assemblages. En revanche, la console centrale se montre un peu chargée. Ses deux écrans permettent de gérer la navigation et le multimédia, mais les autres fonctions restent dévolues à des commandes physiques dédiées, multipliant les boutons.

 

Les sièges larges sont bien dessinés et ne manquent pas de maintien, et l’habitabilité est correcte, notamment avec un volume de coffre de 450 litres.

 

Le confort avant tout

 

A ce tarif, vous avez un moteur 2.2l diesel de 170 chevaux un peu trop sonore assorti à une boîte manuelle à six rapports ; tandis que la solution automatique de notre voiture d’essai demande une rallonge. Une boîte qui est, comme le reste des commandes, avant tout dédiée au confort. Plus que la puissance, ce sont surtout les 400Nm de couple dès 1.600 Nm qui sont appréciables pour apporter à la berline des performances des plus honnêtes (8,7 sec pour passer de 0 à 100 km/h) et des reprises feutrées en toutes circonstances. La Q50 étonne aussi par sa direction «by Wire», sans contact mécanique direct, qui procure une véritable sensation de douceur au volant une fois la surprise de n’avoir pratiquement aucune remontée d’informations passée. Une solution qui s’apprécie surtout sur route et autoroute (moins en conduite active), tout comme l’amortissement général qui filtre à merveille les irrégularités du bitume. Cette Q50 a donc de quoi séduire les gros rouleurs – qui auront eu l’audace de s’y intéresser – et ne réclamera pas plus de passages à la pompe que ses concurrentes (4,5l/100km, 4,3l/100km en manuelle).

 

 

L’Infiniti Q50 est une alternative de choix pour ceux qui cherchent une voiture confortable qui sort de l’ordinaire. De plus, malgré sa cylindrée supérieure, ses rejets de CO2 sont en tous points comparables avec les concurrentes équipées d’un moteur de 2.0 litres. Par contre, sur ce modèle 2.2 diesel, attention au choix de la boîte : les 114g/km de CO2 de la boîte manuelle (de base, pas la version S) permettent à la Q50 d’être déductible à 80% alors qu’en version automatique (119g/km de CO2), elle ne devient plus déductible qu’à 75%.