D’ailleurs, le petit VW se lance dans la bataille en reprenant des armes de ce “Number One”, ainsi que de son dauphin et cousin, le Dacia Duster. Le T-Cross partage par exemple avec ce dernier une attitude assertive, un look plus baroudeur que la majorité des représentants du segment. Profil carré, visage expressif, face arrière « tendance » dont les jolis blocs optiques sont unis par un large bandeau noir… Comme le Duster donc, et comme la Jeep Renegade, le T-Cross se distingue dans une catégorie dominée par les designs plutôt gentillets.

Personnalisation

L’arme que le VW emprunte au Captur, c’est la couleur, la possibilité d’ajouter des touches personnelles au look. Le catalogue VW propose des teintes allant du plus classique au plus original et sur certaines versions, il est possible d’appliquer des touches de couleurs carrosseries sur les jantes et sur la planche de bord, ou encore d’opter pour un toit noir. Mais un conseil : le T-Cross est bien plus séduisant lorsqu’il est habillé de teintes “normales”, comme un blanc immaculé, un rouge… très rouge, un noir, un orange… Car nous avons constaté à la présentation que certaines teintes moins courantes, tels un turquoise ou un cuivre pâle, affadissent le design du T-Cross. Et puis, on sait que dans le milieu du fleet, les couleurs restent sobres : c’est mieux pour la revente en fin de contrat !

Pratique

Outre ces quelques caractéristiques piochées ailleurs, le T-Cross a aussi des qualités typiquement VW, à commencer par un vrai sens pratique. Malgré ses petits 4,11 m de long, le T-Cross est plutôt spacieux, notamment aux places arrière plus que suffisantes pour des adultes. La banquette coulissant sur 14 cm permet de moduler le coffre (de 385 à 455 litres), dont le volume maximal frôle les 1.300 litres. On regrette cependant que VW ait fait l’économie d’un petit volet ou d’une pièce de tissu “scratchée”, qui aurait prolongé le plancher de coffre lorsque la banquette est avancée. Au lieu de cela, on se retrouve avec un espace d’une dizaine de centimètres, par lequel des objets ne manqueront pas de filer sous la banquette.

Enfin sur le plan technologique, on est aussi dans l’univers VW, avec des options comme le tableau de bord digital configurable, un système multimédia haut de gamme et une liste d’aides à la conduite plus étendue que la moyenne du segment.

Essence uniquement

En phase de lancement, le T-Cross ne sera disponible qu’avec le 1.0 TSI essence turbo, décliné en 95 ch (boîte manuelle 5) et 115 ch (manuelle 6 ou DSG 7). Un TDI est cependant au programme des tout prochains mois, ainsi qu’un plus vigoureux 1.5 TSI.

Si nous avons évidemment pris plus de plaisir au volant du 1.0 TSI 115 ch en raison de ses reprises très énergiques et d’un souffle à haut régime supérieur à celui du 95 ch, ce dernier n’en démérite pas pour autant. Il s’avèrera largement suffisant pour la grande majorité des conducteurs et pour un usage quotidien principalement (sub)urbain, grâce à sa grande souplesse et à ses reprises à bas régime déjà généreuses. Honnêtes performances qu’il ne fait d’ailleurs pas payer à la pompe, puisque nous avons relevé une conso réelle à peine supérieure à 6 l/100 km sur un parcours mixte.

Bref, si le T-Cross s’est fait attendre dans le segment, c’est peut-être qu’il prenait le temps de parfaitement se préparer, ce qu’il a fait malgré quelques lacunes finalement anecdotiques.

BILAN FLEET

Une fois n’est pas coutume, ce ne sont pas les émissions qui influenceront ce bilan fleet, puisque tant le 95 ch que le 115 ch sont homologués à 112g CO2/km. L’ATN dépendra donc principalement du prix catalogue. Néanmoins, pousser jusqu’au second niveau de finition Life en vaut la peine, puisque celui-ci reçoit en série presque toutes les aides à la conduite, à l’exception du régulateur de vitesse adaptatif, de la détection de fatigue et de l’aide active au stationnement.

Fiche technique

Volkswagen T-Cross 1.0 TSI (95ch)