Admettons que la dernière Corolla commercialisée ne jouissait pas d’une image très sexy. Cela étant, le nom a toujours été synonyme de qualité et de fiabilité, pas sûr donc que le changement de nom ait vraiment joué un rôle déterminant, d’autant que la première Auris n’était pas tellement plus excitante que la dernière Corolla. Mais l’eau a coulé sous les ponts, et Toyota s’est reconstruit une âme plus attrayante. Revenir à un nom qui a une “valeur sûre” a donc du sens.

 

La Corolla sera aussi disponible en break TS (Touring Sports) et Sedan (4 portes).

 

Caractère

La Corolla présente un look vraiment plein de caractère, qu’on opte pour la compacte 5 portes, pour le break TS (Touring Sports) ou pour la berline 4 portes, dont les traits spécifiques à chacune misent plus sur l’élégance tendance premium que sur le dynamisme.

L’habitacle est lui aussi agréablement dessiné, et la planche de bord dégage quelque chose de très moderne. On regrettera cependant que l’habitabilité arrière soit plutôt dans la moyenne inférieure du segment, et idem pour le coffre : 361 litres, voire même 313 litres seulement pour la 2.0 l hybride. Le break sauve les meubles (à défaut de les transporter), avec un volume allant de 598 (ou 581 pour l’hybride) à 1.606 litres.

 

 

Le choix des armes

Comme vous le savez, Toyota élimine progressivement toute trace de diesel de sa gamme, et la Corolla ne fait pas exception. Le catalogue comprend des solutions classiques, avec le 1.2 essence turbo 114ch (non disponible sur 4 portes) et un 1.6 essence atmosphérique 136ch (uniquement sur 4 portes). Mais les entreprises se tourneront évidemment vers l’hybride et là, Toyota propose deux solutions. D’une part le 1.8 déjà actif sous les capots de la Prius et du CH-R, mais “dégonflé” ici à 122ch, et surtout un 2.0 hybride de nouvelle génération, développant un total de 180ch. Particularités majeures de ce système : un moteur essence au couple plus généreux, un moteur électrique de 80 kW et 202 Nm (contre 53 kW et 163 Nm pour celui de l’hybride 1.8) et des batteries également plus puissantes. Cela se traduit sur la route par un gros mieux à (presque) tous niveaux.

En conduite active par exemple, les ressources plus importantes du moteur essence permettent de réduire sensiblement le régime auquel il mouline, ce qui diminue tout aussi sensiblement le côté irritant de la sonorité. Et comme le châssis de la nouvelle Corolla est aussi confortable que compétent sur le plan dynamique, de petites séances de conduite plus “engagées” ne sont plus exclues.

 

De petites séances de conduite plus “engagées” ne sont plus exclues.

 

De bons points pour le 2.0 hybride

Mais c’est surtout la partie hybride qui impressionne. Le moteur électrique plus puissant et mieux alimenté par les fortes batteries peut se débrouiller seul plus souvent et plus longtemps. Au feu vert par exemple, on peut démarrer comme les autres, suivre le flux du trafic, tout en restant en mode « zéro émission », ce qui est beaucoup plus délicat avec le 1.8. L’efficacité électrique de l’hybride 2.0 est à notre avis synonyme de consommations réelles inférieures. Seul handicap persistant de la Corolla hybride : la conso autoroutière qui titille facilement les 7 l/100 km. En ville en revanche, ne soyez pas étonnés de voir l’ordinateur de bord afficher bien moins de 4 l/100 km. Si votre kilométrage annuel n’est pas majoritairement composé d’autoroutes, ça compensera largement.

 

 

Fiche technique

Toyota Corolla 5 portes 1.8 Hybride (122ch)

INFORMATIONS TECHNIQUES  
Carburant Essence + électricité
Puissance 122 ch
Couple maximum 163 Nm
Poids à vide 1.285 kg
Volume du coffre 361 – 1.024 l
Volume du réservoir 43 l
Consommation moyenne 3,3 l/100 km
Emission CO2 76 g/km
Vitesse maximale 180 km/h
Cylindrée 1.798 cm3

 

AUTRES MOTORISATIONS

Moteur Carburant Puissance
2.0 Hybride Essence + électricité 180ch
1.2 Turbo Essence 114ch
1.6 (Sedan uniquement) Essence 136ch