Cette enquête baptisée ‘Company Car Report’ visait à prendre le pouls du marché, par rapport aux grandes tendances dans le secteur des voitures de société et de la mobilité. Les deux grands enseignements à retenir sont, d’une part, la très belle santé et l’optimisme affichés par le marché des ventes de voitures aux sociétés et, d’autre part, la priorité donnée à l’électrification par de nombreuses entreprises luxembourgeoises.

Durant le mois d’octobre 2019, link2fleet a envoyé un questionnaire détaillé à un nombre important de sociétés possédant au moins 10 véhicules dans leur parc. Le but de cette enquête : connaître les grandes tendances en matière de gestion des véhicules et de la mobilité au sein des entreprises grand-ducales. Les grands enseignements glanés au travers d’une cinquantaine de réponses sont résumés au travers de quelques graphiques.

1. L’optimisme est de mise

80% des responsables interviewés s’attendent à commander plus de véhicules dans les 2 années qui viennent. On peut donc en déduire que le secteur des ventes B2B affiche une saine santé et un bel optimisme.

2. Le SUV moins prisé

Si à l’heure actuelle le SUV reste le véhicule le plus demandé en société, il semble que cet engouement devrait sensiblement faiblir à partir de 2022. Le nombre de véhicules utilitaires légers devrait par contre augmenter à partir de 2022.

3. Un choix sous conditions

Généralement, le collaborateur bénéficiant d’un véhicule de société a la liberté de choisir son véhicule. Il doit toutefois respecter des exigences fixées par sa société. Les limitations les plus fréquentes fixées par les employeurs sont le budget, le type de véhicule et les émissions de CO2.

Il est par contre intéressant de noter que 69% des collaborateurs n’ont pas le choix de sélectionner la société de leasing qui va gérer leur véhicule. 

4. Électrification et fiscalité comme défis majeurs

Pour les responsables d’entreprises, l’électrification fait office de défi majeur. La plupart des décisionnaires sondés aimeraient introduire des véhicules électriques (full électrique, hybride ou hybride classique) au sein de leur flotte, mais ils sont freinés par le coût, le manque d’autonomie et un réseau de recharge peu développé. La fiscalité – et surtout les changements probables pour limiter les émissions de CO2 – constitue un point d’attention important pour les décisionnaires.

5. Chute brutale du diesel / intérêt marqué pour l’électrification

Alors qu’à l’heure actuelle 69% des sociétés imposent encore la motorisation diesel, cette proportion va chuter à 29% à partir de 2025. L’essence subit également la même descente vertigineuse (41% aujourd’hui et seulement 25% après 2025).

Les entreprises se disent désormais prêtes à investir massivement dans le véhicule full électrique et l’électrique rechargeable qui seraient recommandés dans près de 50% de cas à partir de 2025. On remarque d’ailleurs que 51% des entreprises sondées ont déjà investi dans des bornes de recharge tandis que 10 autres % envisagent le faire.

Ce sont avant tout les incitants fiscaux et la prise de conscience environnementale qui poussent les entreprises à investir dans l’électrification.

Il est également intéressant de noter que l’hydrogène est une technologie dans laquelle les sociétés luxembourgeoises croient beaucoup à partir de 2025.

6. La mobilité au cœur des préoccupations

100% des entreprises contactées nous ont avoué être impactées économiquement par les soucis de mobilité récurrents rencontrés au Grand-Duché. Parmi ces sociétés, 8% nous ont expliqué avoir mis en plan de mobilité pour diminuer les impacts de la congestion (télétravail, horaires décalés, transports combinés pour les collaborateurs, mobilité douce, etc.) tandis que 61% l’envisagent dans un avenir proche.

Pour ces entreprises, l’amélioration des performances des transports publics reste la condition prioritaire à une diminution de l’utilisation de la voiture de société au profit d’une mobilité différente.

Voici les réponses des gestionnaires de flotte sous forme de graphiques :

D’ici fin janvier 2020, ces réponses seront analyser par différents experts et mises en page avec d’autres tableaux synthétiques. Le document final sera ensuite envoyé à l’ensemble du marché.