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Mondial de l’Auto de Paris : NOTRE BILLET D’HUMEUR

Un 120ème anniversaire bien tristounet

Chrysler, Fiat, Ford, Infiniti, Jeep, Mazda, Mitsubishi, Nisan, Opel, Subaru, Volkswagen et Volvo… Voici la longue liste des constructeurs qui ont décidé de décliner l’invitation du Mondial de l’Automobile de Paris 2018. Et la liste aurait pu être plus longue encore si les importations françaises n’y avaient pas été de leur propre poche pour assurer une présence – plutôt ‘low profile’ – à la Porte de Versailles.

L’organisation parallèle du Mondial de la moto, du Mondial de la mobilité – particulièrement décevant sur le plan des innovations présentées – et du Mondial.tech, constitue à n’en pas douter l’arbrisseau qui a tenté de masquer une forêt bien décimée. Le Mondial de Paris cuvée 2018 a toutefois le mérite de soulever une question existentielle que beaucoup se sont toujours refusé d’aborder : les constructeurs sont-ils encore prêts à investir de telles fortunes pour des vitrines coûteuses et de moins en moins rentables ?

Car qu’on ne s’y trompe pas, le concept du méga salon – du moins sur notre Vieux Continent – fait de moins en moins recette. Ce n’est pas un hasard si l’organisation du Mondial a réduit ses créneaux d’ouverture de 17 jours à 11 jours pour ce millésime 2018. L’acheteur potentiel est aujourd’hui hyper connecté et parfaitement documenté. Il ne se rend plus forcément au salon pour découvrir des nouveautés qui ne recèlent plus aucune surprise pour lui.

Pour certaines marques comme Volvo, le calcul a très vite été fait et seuls les salons stratégiques où un ROI est garanti feront encore partie de l’agenda. Le buzz planétaire obtenu grâce aux différents pop-up stores assemblés à l’occasion de la récente sortie du nouveau XC60 conforte le constructeur suédois dans cette optique.

Des sources bien informées du côté de chez Volkswagen nous ont par contre expliqué que l’absence très remarquée de la marque au Mondial était le fruit d’une décision ponctuelle liée au manque de nouveaux modèles à présenter au public cette année.

Au vu de tous ces faits et d’avis d’experts récoltés çà et là, nous sommes en droit de nous poser la question de la pérennité d’un salon comme Paris qui, selon des sources proches de la direction, aura bien du mal à éviter d’être déficitaire cette année. Ne serait-il pas plus rationnel d’uniquement retrouver un méga salon en Asie, un autre aux Etats-Unis et un troisième en Europe où Francfort, bastion des constructeurs allemands, semble le mieux positionné ?

Ce ne sera certes pas à nous de trancher. Une chose est certaine, avec sa particularité de grande ‘braderie’ où un tiers de contrats de l’année se signe, le Salon de Bruxelles n’est lui pas prêt d’être rayé de la carte…

Marc Demoulin

 

 

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