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Vous avez dit LEZ : Low Emission Zones

En 1996, la Suède était le premier pays européen à s’attaquer à la pollution automobile dans ses villes de Göteborg, Malmö et Stockholm. Les zones à basses émissions venaient de voir le jour. Un concept qui depuis a fait florès puisque, aujourd’hui, on en dénombre près de 230 à travers l’Europe.

 

Haro sur la pollution

Depuis cette première offensive menée contre les véhicules les plus polluants, de plus en plus de villes européennes, comme l’Italie (108) et l’Allemagne (83) ont pris ou prennent aujourd’hui la décision d’interdire l’entrée dans leur centre ou même dans toute leur superficie, les pollueurs patentés de l’environnement.

Derrière ces deux ténors du haro sur la pollution automobile que sont l’Italie et l’Allemagne, on trouve les Pays-Bas (13), la Suède, l’Autriche, le Danemark, la France, la Belgique (Anvers et Bruxelles), la Tchéquie, le Royaume-Uni, la Grèce et le Portugal. En Espagne, la Catalogne annonce une zone à basses émissions dès 2019 pour Barcelone. En ce qui concerne la Suisse, un referendum au sein de la Confédération s’est avéré ‘contre ce projet’. Il est vrai que le pays possède déjà des normes assez strictes en matière de particules polluantes et que, de surcroît, le diesel n’est pas la… tasse de thé des utilisateurs suisses.

On ajoutera que nombre de ces zones à basses émissions sont généralement permanentes. Reste qu’il existe des zones semi-permanentes (uniquement en hiver), ou encore des LEZ qui ne fonctionnent que durant les périodes de pics élevés de pollution.

 

Le Dieselgate a changé la donne

En 2015, le scandale du Dieselgate s’est instauré comme le fossoyeur des normes NEDC (New European Driving Cycle). Des normes remplacées depuis septembre 2017 par les normes WLTP (Worldwide Light Test Procedure) et RDE (Real Driving Emissions). Ces normes RDE étant axées sur la mesure des émissions polluantes telles que particules fines (PN) et oxyde d’azote (NOx), exécutée directement sur la route. Soit une image réaliste des émissions réelles durant la conduite.

Précisons encore que ces nouvelles mesures s’avèrent de grande importance pour tout qui possède un véhicule de société entendu que les valeurs de C02 représentent un facteur déterminant pour la déductibilité, l’ATN (Avantage de toute Nature) et l’impact sur l’environnement.

Suite au truquage du résultat des tests antipollution effectués sur les moteurs diesels du Groupe VW, Groupe qui a du reste reconnu les faits; suite aux suspicions émises sur les diesels d’autres marquent, et ce pour des agissements similaires, le gazole a soudain été pris comme cible principale des maux inhérents à la pollution automobile.

 

Diesel or not Diesel

S’il est vrai que tous les diesels ne répondant pas à la norme Euro 6c, celle qui est entrée en vigueur en septembre 2017, vont tôt ou tard être bannis des villes et même de territoires, entiers, cela ne signifie pas pour autant que différents constructeurs relégueront ce carburant dans de profondes oubliettes. À commencer par les constructeurs allemands très friands du diesel pour leurs modèles ‘premium’.

Par contre, Volvo annonce pour 2019, et ce sur tous ses modèles, la fin à 100% des moteurs thermiques. Ses mécaniques passant à la technologie ‘mild hybrid’.

PSA, qui englobe aujourd’hui Opel, explique qu’il abandonne quant à lui  les nouvelles motorisations axées sur le gazole. « Tout juste travaillera-t-on à faire évoluer des modèles existants », ajoute un responsable du groupe.

Constructeur n°2 derrière VW, qui soit dit en passant et malgré le Dieselgate n’a jamais vendu autant de voitures qu’en 2017, Toyota annonce qu’il abandonne le diesel. C’est vrai que le Japonais maîtrise à la fois l’hybride et l’électrique. Sans oublier la pile à combustible.

N’empêche qu’aujourd’hui, pour les constructeurs les défis sont nombreux, car, ce ‘haro’ sur le diesel constitue pour eux, qui avaient investi énormément sur cette motorisation, une véritable catastrophe.

Depuis le Dieselgate, l’engouement pour les moteurs essence est en progression constante. D’autant, qu’à la pompe, le prix du diesel arrive à la même hauteur que celui de l’essence… quand il ne le dépasse pas. Et chacun de mettre aujourd’hui l’hybride comme étant la motorisation en devenir avec des constructeurs qui investissent d’énormes budgets dans ce type de motorisation. Cela sans pour autant oublier d’inédits moteurs essence où agrément et sobriété sont devenus leurs points forts.

 

Changer les mentalités

Comme nous l’expliquait une responsable de chez Renault, il faudra un certain temps avant que l’hybride s’ancre réellement dans les mentalités. « Changer la mentalité et les habitudes des utilisateurs ne sera pas chose aisée. On parle de l’hybridation. Mais il faudra encore aller plus loin pour préserver l’environnement. Il faudra se tourner vers le tout électrique ou la pile à combustible. Que de travail à réaliser afin de franchir ces différentes étapes ! »

 

À quand une uniformité européenne ?

Selon la FEBIAC, le problème de l’instauration des LEZ en Europe et des véhicules concernés par l’interdiction, s’impose comme étant une véritable anarchie. Tout diffère d’un pays à l’autre, et même entre les régions d’un même pays. Il n’y a pas d’harmonie. Au point que la FEBIAC voudrait que toutes les fédérations nationales de l’automobile et du cycle se retrouvent assises à une même table afin de définir un plan visant à une totale uniformité.

 

Quelques zones interdites en devenir

En Belgique, après Anvers et Bruxelles, Malines et Gand devraient suivre le mouvement.

En France, ce sont les villes de Bordeaux, Lille, Strasbourg et Toulouse qui vont avoir leur zone LEZ. Et ce alors qu’Anne Hidalgo, maire de Paris, souhaite l’interdiction totale du diesel dans l’Hexagone pour 2025.

Coup dur pour le diesel en Allemagne puisque la Justice a validé les demandes conjointes de Stuttgart et Düsseldorf qui consistaient à bannir les ‘vieux’ diesels du centre de leur cité.

En Italie, c’est le maire de Rome qui entend voir tous les diesels disparaître de la ville Éternelle dès 2024.

Mais pour plus de renseignements, allez sur le site du pays, de la région ou de la ville qui vous intéressent en tapant simplement le mot environnement ou zones LEZ.

 

 

Et pour la ville de Luxembourg ?

– En ce qui concerne le Luxembourg, on évoque la mise en œuvre d’une stratégie globale de mobilité pour la ville de Luxembourg en elle même. Stratégie dans laquelle on parle de projets d’infrastructures ferroviaires avec un concept de gares périphériques et de trams.

– Il y a la promotion continuelle du trafic non motorisé.

– Le déplacement d’une partie du trafic de voitures et de camions vers la route du Nord.

– Des restrictions de la circulation pour les véhicules de livraison.

– Le réaménagement du Centre Hamilius avec optimisation de la circulation.

– On examine le remplacement des anciens bus par des véhicules à pauvres émissions.

– Optimalisation des lignes de bus.

– Sensibilisation du grand public lors de l’achat d’une nouvelle voiture, vers un véhicule à faibles émissions. Ce via des aides financières et l’éco driving.

– Restriction de circulation pour tout véhicule ne respectant plus une norme Euro… à définir.

– Promotion du covoiturage et car-sharing.

 

 

 

 

 

 

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