Audi avait choisi de présenter l’e-tron à San Francisco, probablement en écho au fait que la Californie a toujours été à la pointe du marché des véhicules électriques. Mais aussi probablement pour redorer une image écornée sur le territoire américain par le scandale du “dieselgate”. C’est Bram Schot, CEO ad interim d’Audi, qui a dévoilé ce nouveau modèle très attendu et dont on parle depuis plusieurs mois.

 

 

 

Un nouveau modèle stratégique

Après Tesla et son modèle X et Jaguar avec son I-Pace, Audi sera le 3° constructeur d’envergure a commercialiser un SUV 100 % électrique. La commercialisation devrait en effet avoir lieu dès novembre avec des premières livraisons attendues début 2019, soit un peu avant la Mercedes EQC dont la présentation a eu lieu la semaine passée.

Ce nouveau modèle, stratégique pour le groupe Volkswagen, sera assemblé sur les chaînes de production de Forest (Bruxelles) où il remplacera l’Audi A1. Des investissements considérables ont été réalisés dans cette usine pour lui permettre d’accueillir ce nouveau modèle-phare (et toute la nouvelle technologie qu’il contient) ainsi que le modèle e-tron Sportback, qui en sera sa déclinaison plus sportive. A noter qu’une version e-tron GT sera également produite plus tard mais là, en Allemagne.

 

Une concurrence féroce entre 4 modèles

Audi n’a pas encore communiqué sur la capacité de production du modèle (point crucial si on en juge par l’expérience de Tesla avec son modèle 3) mais le constructeur allemand annonce déjà près de 10.000 pré-commandes, dont 600 en Belgique et probablement plusieurs dizaines à Luxembourg.

Le prix (de base) devrait tourner autour des 80.000 € positionnant ainsi le véhicule dans la tranche entre 80.000 et 100.000 euros comme ses concurrentes I-Pace et EQC. La Tesla X, disponible aussi avec une puissance et une autonomie supérieure, étant elle commercialisée à des prix supérieurs à 100.000 euros et pouvant atteindre jusque 150.000 euros. La concurrence s’annonce d’ores et déjà redoutable entre ces 4 modèles, notamment sur le marché luxembourgeois, où la fixation des valeurs résiduelles pour ces différents modèles pourrait également s’avérer cruciale sur le marché du leasing.

Au niveau autonomie, Audi annonce 400 km ce qui serait un peu moins que ses concurrentes (souvent 450 km) mais largement suffisant, selon le constructeur, pour satisfaire les besoins d’une très large majorité de conducteurs pour leurs trajets journaliers.

 

 

Audi en a profité pour rappeler l’étendue du réseau européens avec 200 bornes de recharge rapide actuellement disponibles (et 400 nouvelles attendues d’ici 2020). Les futurs conducteurs pourront également recharger leur véhicule dans une des 65.000 stations de recharges européennes (dont 80 % seraient accessibles avec une seule et même carte de paiement). A l’horizon 2019, Audi prévoit même une interaction  directe entre le véhicule et la borne pour le paiement. Le constructeur envisage également de proposer des solutions de gestion d’électricité à ses clients e-tron via différents partenariats.

 

Une design sans surprise mais avec une première mondiale !

Au niveau design, le modèle présente la nouvelle identité Audi propre à la gamme “Q” (SUV) dans la continuité de la nouvelle Q3. Contrairement à BMW qui vient de dévoiler son nouveau concept Vision iNext, le constructeur a donc choisi de garder une identité commune entre le gamme électrique et le reste de la gamme. A l’exception peut-être de quelques éléments comme la calandre ou la jante, adaptée aux spécificités des véhicules électriques (efficience). L’intérieur semble aussi correspondre aux nouveaux standards de la marque avec ses 3 larges écrans. En première mondiale, Audi proposera également, en option, des caméras extérieures en remplacement des rétroviseurs électriques.

 

 

L’e-Tron sera clairement un modèle stratégique pour le constructeur d’Ingolstadt, lequel envisage de vendre d’ici l’horizon 2025, un véhicule sur trois en électrique ou hybride plug-in.

 

Photos : Audi via echo.be