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Essai Alfa Romeo Stelvio Super 2.2D (180ch): le choix de la passion

Plus encore que la Giulia, le Stelvio est l’arme de la reconquête du marché premium pour Alfa Romeo. Une reconquête qui passe inévitablement par le marché fleet chez nous, où la nouvelle motorisation diesel de 180 chevaux devrait donc rapidement s’arroger une bonne partie des ventes.

Bâti sur la même plateforme que la Giulia, le Stelvio en partage également les caractéristiques stylistiques. Impossible en effet de ne pas retrouver des traces de la berline dans le dessin du SUV. Les phares, le bouclier, l’emblématique calandre : tout est fait pour créer un lien de parenté évident entre les deux modèles. Et qui s’en plaindra !?

 

 

Le meilleur et le moins bon

Une filiation que l’on retrouve également à bord, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, c’est la présentation très italienne dans laquelle nous plonge le Stelvio. Aux cuirs surpiqués se mêlent des touches d’aluminium, des aérateurs chromés et des inserts en bois ou en fibre de carbone. Les rappels sportifs sont assurés par les deux grands compteurs ronds – qu’on apprécie d’autant plus qu’ils se raréfient au profit des dalles numériques – et un volant à méplat. Le moins bon, c’est la qualité de finition et d’assemblage, franchement en retrait par rapport aux références allemandes du segment premium, surtout à des endroits où se posent souvent les mains (levier de vitesses entre autres). C’est vraiment dommage, car du reste l’habitabilité est plutôt généreuse, tant pour les occupants que pour les bagages (coffre de 525 litres), et l’équipement ne manque absolument de rien que ce soit sur le plan de la sécurité ou de l’infodivertissement.

 

 

Berline surélevée

Le Stelvio est l’un des rares SUV dont on peut vraiment dire qu’il réagit comme une berline. Son comportement est aussi précis, incisif, que celui d’une Giulia malgré la garde au sol autrement plus conséquente. Et quel châssis ! Bien campé sur ses suspensions, le grand SUV italien réagit au doigt et à l’œil aux injonctions de la direction, avec fermeté et précision, laissant loin derrière ses concurrents lorsque la route se fait sinueuse. Bien sûr, cela se paye par un amortissement moins feutré, surtout en optant pour les grandes jantes de 20 pouces. Une orientation en adéquation avec les gènes sportifs de la marque et les attentes des clients ; mais mieux vaut le savoir. Ce 2.2l diesel de 180 chevaux est assorti d’une boîte automatique à huit rapports qu’il est possible de commander via les imposantes palettes en aluminium au volant. Une combinaison qui se montre à la fois performante (7,6 secondes pour passer de 0 à 100 km/h) et économe (4,7l/100 km en propulsion ; 4,8 en 4×4), mais que l’on aurait aimé un peu moins sonore en charge.

 

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