La déclaration conjointe des deux pays souligne l’avancée qui a été prise en matière de mobilité transfrontalière. Des actions concrètes ont été présentées pour améliorer la qualité des transports, et garantir une meilleure qualité de vie au quotidien des 95,000 frontaliers qui viennent travailler au Grand-Duché chaque jour. « C’est un enjeu urgent car les flux se densifient » a précisé Edouard Philippe.

Les deux parties ont ainsi signé un protocole d’accord relatif au renforcement de la coopération en matière de transports ferroviaire transfrontaliers en prévoyant une augmentation de capacité sur le sillon lorrain. Il a ainsi été prévu de porter à 9 le nombre de TER par heure et par sens, aux heures de pointe.

Le nombre de cars va aussi être augmenté afin de transporter jusqu’à 4.000 frontaliers par jour.

Ce protocole prévoit également une coopération favorisant la mobilité durable sur les infrastructures de transports routiers (notamment l’A31 bis), avec la construction de parkings relais à Thionville et Longwy et tout au long de l’A31, avec une capacité globale de 3,000 à 5,000 places. Ces parkings visent notamment à favoriser le co-voiturage, trop peu utilisé à ce jour (avec 1,1 personne par voiture), et ainsi fluidifier le trafic.

Cette coopération se fera par une participation conjointe et à parité, par le biais d’un cofinancement franco-luxembourgeois. Un investissement total de 240 millions d’euros dans la mobilité est ainsi envisagé.

 

Marion Finzi.