
JLV : Comment s’articule l’utilisation de votre flotte automobile ?
MVS : Notre métier est très spécifique. Nous faisons de la prestation de service dans l’industrie de la viande. Nous fournissons de la main-d’œuvre pour les ateliers de découpe de viande. Nous devons donc assurer la mobilité de nos collaborateurs qui parfois se déplacent pour raisons professionnelles à plusieurs centaines de kilomètres. Le co-voiturage est donc chez nous d’actualité sachant qu’un de nos véhicules permet d’assurer la mobilité de plusieurs personnes. Le modèle sélectionné doit donc impérativement pouvoir accueillir plusieurs passagers.
JLV : Disposez-vous d’une car policy ?
MVS : Nous ne disposons pas vraiment d’une charte interne, propre à l’utilisation des véhicules mais bien d’éléments au sein du contrat de travail, stipulant le cadre d’utilisation du véhicule. Nous considérons que le véhicule et son utilisation constituent un des éléments de motorisation de nos collaborateurs.
JLV : La mobilité alternative, a-t-elle sa place au sein de votre parc ?
MVS : Outre le co-voiturage, je ne pense pas pouvoir opter pour le choix de véhicules électriques, sachant que la moyenne kilométrique annuelle de nos voitures est de 60 000 à 80 000 km par an donc très loin de l’autonomie proposée aujourd’hui par les constructeurs. A titre d’exemple, il nous arrive de signer des contrats de location dont les paramètres sont de deux ans et 180 000 km.
JLV : Sur le plan pratique, comment organisez-vous les interventions techniques sachant que vos véhicules roulent beaucoup à l’étranger ?
MVS : Nous avons trouvé un accord avec notre loueur qui nous permet l’intervention à l’étranger. Je citerai comme exemple le changement de pneumatiques qui peut avoir lieu en Belgique si l’utilisation majoritaire du véhicule se fait là-bas. Seuls les travaux de carrosserie s’effectuent au Luxembourg.
JLV : Pouvons-nous aborder l’aspect sinistralité ?
MVS : Nous avons très peu de sinistres. Le fait de prendre ses fonctions très tôt le matin ou la nuit fait que nous sommes de temps en temps confronté à des dégâts de gibier, mais cela est très rare.
JLV : Comment se gère dans l’ensemble votre flotte automobile ?
MVS : Notre directeur étant très vigilent, nous rencontrons très peu de difficultés. Chaque semaine le kilométrage des véhicules est relevé et la moindre anomalie est signalée. Nous sommes donc très satisfaits de la manière dont nos véhicules sont utilisés et la manière dont les conducteurs se sentent responsables.
