François Bausch à la conférence  » Connected Transport  » à Bruxelles

Le 5 décembre, François Bausch, ministre du Développement Durable et des Infrastructures a assisté à Bruxelles au conseil « Transport » avec ses homologues européens.

« La digitalisation n’est pas une solution mais un outil qui nous aidera à développer notre stratégie de mobilité. Au Luxembourg, nous promouvons la multimodalité. Nous visons à créer un lien (link) entre les différents moyens de transports (tram, vélo…) et nous développons actuellement une plateforme de multimodalité qui calculera les différentes options de A à B. Nous avons réalisé des investissements spectaculaires dans et autour de la capitale (tram, infrastructure…). Vers le milieu de l’année prochaine, tous les modes de transports seront liés par la nouvelle plateforme digitale.  » a déclaré le Ministre.

« C’est le secteur public qui doit réaliser ces investissements car c’est une illusion de croire que le secteur privé financera cela. Au Luxembourg, la mobilité a un statut très important car nous avons un grand nombre de frontaliers qui viennent chaque jour de France, d’Allemagne et de Belgique. Pour financer ces nouvelles solutions de mobilité, nous devons créer de nouvelles taxes basées sur les émissions de CO2.

En ce qui concerne Uber, nous n’avons rien contre cette entreprise. Nous posons 2 conditions : la transmission des données qui permettent d’appliquer la sécurité sociale et la possibilité de les taxer. Uber peut opérer au Luxembourg s’ils respectent la législation.  Nous ne voulons empêcher personne d’offrir un service pour autant que la loi soit respectée

D’autre part, si on réglemente la multimodalité au niveau européen, nous réduisons la créativité des Etats membres. Il faut d’abord faire le travail « à la maison » et ensuite construire un système. Les autorités ne disposent pas de toutes les données et il faut une bonne collaboration entre le privé et le public. Les gens ont un besoin de mobilité et je connais les endroits critiques dans mon pays. Dans 5 ans, nous verrons la renaissance de moyens de transport (Vélos, etc) et la mobilité sera intégrée. Dans 5 à 20 ans, nous ne possèderons plus de voiture, mais nous achèterons de la mobilité. Les nouveaux acteurs économiques bougeront plus vite et deviendront plus importants que dans le passé. Par exemple, Google aurait les moyens d’acheter un grand constructeur…  » a conclu Monsieur François Bausch.